Illustration article chichen itza et cénote
Mexique,  Voyages & Activités

Road-trip Mexique 2/7 Chichen Itza et découverte du Cénote Oxman

Cette nouvelle étape de mon road-trip au Yucatán t’emmène visiter un lieu mythique : les ruines de Chichen Itza. Tu découvriras cette merveille du monde avant d’explorer mon premier cénote, ces piscines naturelle sacrée chez les Mayas. Emotions et frissons en perspective, avant de se reposer dans la ville de Valladolid. Des pierres arides témoins d’une civilisation jusqu’aux profondeurs bleues et fraiches d’une nature préservée, la journée sera sur le thème du mystère. On y va !


Nos deux premiers jours à Isla Mujeres étaient sous le signe de la plage. Il était temps de quitter île, côte et état du Quintana Roo pour les terres du Yucatán.


Réveil à Pisté

Réveil très matinal pour cette journée qui va commencer fort. Nous allons à la rencontre d’une des 7 nouvelles merveilles du monde, et au-delà de cette étiquette touristique, c’est un vrai rendez-vous avec l’histoire Maya qui nous attend.
Avant même d’être sur place, je me sens particulièrement impatiente et intriguée.
Il y a quelque chose de si extraordinaire à me retrouver ici aujourd’hui, dans ce pays, bientôt en face de pyramides et structures que je n’ai vu vaguement qu’en photo.


Je me dis d’ailleurs que je ne suis même pas suffisamment préparée. Ce voyage est arrivé de façon si spontanée et, pour ceux qui commencent à me connaitre, je ne suis toujours pas férue d’histoire (ni de planification…).
Par contre, j’ai aujourd’hui la chance de poser devant mes yeux de vrais morceaux de passé. De me confronter le plus souvent possible à ce que j’ignorais ou laissais de côté. Passé l’enfance, cette sensation se fait bien trop rare…

C’est parti, à peine quelques minutes de route nous séparent de ce site incroyable.


A la rencontre d’une des merveilles du monde

Nous avons réussi à nous retrouver sur le parking à l’ouverture, Yahou ! Dès la sortie de la voiture, je le vois arriver, lui et ses chapeaux à vendre. Tu sais quoi ? Pour une fois je n’évite pas ton regard, tu tombes même très bien ! Je craque donc sur un joli chapeau à environ 10$ dont je ne saurai jamais vraiment si il vient bien d’ici. Il a l’air typique, et surtout, il me sauvera la vie au pays du soleil violent. C’est donc armée de mon tout nouveau chapeau et de ma robe préférée que je me dirige vers l’entrée. Un lieu si beau m’a en effet inspiré un petit effort de look. Pour une fois.


Le billet acheté, nous voici propulsés des siècles en arrière, avec un peu d’imagination. Nous sommes très peu à avoir fait le déplacement dès 8h30. Là-voici, droit devant, la fameuse pyramide à terrasses, El Castillo.
Impressionnante, fascinante, porteuse de tant de secrets comme ce site entier, bien plus étendu que ces premières constructions stars qui attirent tous les regards. Ce calendrier géant de 365 marches et 24 m de haut est dédié à la divinité Kulkucán, le serpent à plumes. Ce même serpent qui prend vie et ondule aux solstices, quand le soleil passe exactement au bon endroit. Une des multiples preuves de la fine connaissance des Mayas sur le monde et ses phénomènes naturels.

Magnifique pyramide El Castillo, merveille Maya


Je ne te ferai aucune leçon d’histoire dans cet article, j’ai encore tout à apprendre. Construits autour de deux cénotes sacrés, le site est d’une incroyable richesse. Il y a également de nombreux écrits passionnants par des connaisseurs qui te donneront tous les éléments à savoir pour une visite véritablement historique. Moi, je suis simplement là en visiteuse discrète et néophyte. Mais crois-moi, nul besoin d’être à jour sur les nombreuses subtilités de Chichen Itza pour être touché par son aura et la variété de ses constructions. Le classement au patrimoine mondial de L’Unesco a permis une meilleure gestion, restauration et préservation de l’ensemble des ruines et cela se ressent. Pour une vraie plongées dans les secrets qui émanent du lieu, je te conseille fortement de faire appel à un guide.

La beauté saisissante des ruines de Chichen Itza

Les ruines intemporelles, vestiges de la civilisation Maya


En cette lumière matinale, les différentes constructions qui nous accueillent sont imposantes et véritablement empreintes de mystère. Il y a comme cette notion de défi à être toujours là, ne délivrant pas ses secrets si facilement, ni aux historiens, ni aux touristes d’un jour, même avec leur plus beau chapeau.


J’ai ce sentiment de privilège, mais je sais que je ne pourrai pas aller au fond des choses. Le temps est compté avant que le lieu ne grouille de monde, que la chaleur s’intensifie. Ce n’est pas aujourd’hui que je repartirai incollable sur la civilisation Maya, pas même de cette petite partie de leur histoire. Le mieux est encore de profiter, de s’imprégner avec respect et curiosité. Mais de rester humble face à tant de complexité et de finesse.

Au milieu des ruines, deux chiens errants vont et viennent parmi les pierres. Eux n’ont que faire des barrages et des protections. Ils sont touchants et offre un contraste atypique et hors du temps.
Avant de prolonger la visite vers tous les autres monuments, je joue le jeu de taper dans mes mains devant l’escalier principal de la pyramide. Magique, on entend en écho le cri du cacatoès !


A mesure que nous avançons, on gagne en degré et en taux d’humidité. Des iguanes prennent la pose sur les ruines, en nouveaux gardiens de ces temples intemporels. Petit à petit, le monde commence à affluer, des stands de de vente d’objets divers s’installent. Le lieu se voile de son aspect plus touristique. Nous avons vraiment eu de la chance de profiter d’un site vide à notre arrivée.
Je ne peux que te conseiller de venir aux premières heures, quitte à étaler ta visite et revenir un peu plus tard avant la fermeture si tu en veux encore.
Nous avons d’ailleurs l’intention de revenir le soir tombé voir les illuminations projetées sur les ruines dans un spectacle apparemment magnifique.

Jeu de pelote Maya et sacrifices

La chaleur commence à me terrasser, il y a très peu d’ombre ici si tu veux tout voir sans t’abriter dans les coins de végétations. Je m’adosse (ou m’écroule) près du terrain de jeu de balle Maya, le plus grand jamais découvert. Ce jeu de pelote, ou « Umala ». Sur ce terrain, deux équipes s’affrontaient notamment à l’occasion de cérémonies. La balle en caoutchouc au coeur de la partie ne devait alors pas tomber. Elle représentait le soleil et sa course perpétuelle. Sa chute au sol, symbole des ténèbres de l’inframonde, enlevait un point à l’équipe en faute.

Le jeu représentant alors ce combat de l’homme pour échapper à sa chute, et s’élever vers le soleil. Loin d’être récréatif, il se soldait par des sacrifices d’une des équipes par décapitation… « Gagnants » ou perdants, il y a encore débats entre certains chercheurs pour savoir qui subissaient ce sort…


Après plusieurs heures de visite, il est temps de dire au revoir à ces pierres sacrées.
Cet après-midi nous attend la découverte d’autres joyaux de la civilisation maya mais avant tout de la nature : les énigmatiques et si attirants cénotes. Je n’ai pas vu ceux de Chichen Itza, mais je ne vais rien manquer de celui qui nous appelle.


A la découverte du Cénote Oxman

Il y a beaucoup de Cénotes à découvrir dans la région et autour de Chichen Itza.
Notre choix s’est porté vers le Cenote San Lorenzo Oxman, pour sa proximité avec la ville de Valladolid, notre future étape. Pour ne rien gâcher, il est situé derrière une véritable hacienda, pour un joli contraste entre cette maison typique et le cadre naturel et brut du cénote. Enfin, il avait l’air tout simplement splendide et peu fréquenté : parfait pour une première.


Sur la route, nous tombons sur le panneau d’un buffet à volonté pour 80 pesos. Il est justement l’heure de manger…il s’agit en fait d’un bel hôtel avec piscine et un espace restauration étendu et ouvert sur l’extérieur. L’endroit parfait pour une pause à l’ombre mais sans être enfermé. Quant au buffet, un rapide coup d’oeil nous rassure directement : tout à l’air très bon, typique et parfait pour ce midi.


Ca se vérifie dans l’assiette : je suis super contente de profiter de cet endroit et de bien manger, après plusieurs repas sur le pouce. Riz, tortillas, purée de haricots rouges, légumes rotis, choix de viande pour ceux qui en mangent, crudités. Je me sers généreusement et je savoure…En voyant passer un verre immense de limonade, je craque à mon tour.
Après une seconde grosse assiette, place au dessert avec de la pastèque (je délaisse les portions de jello colorées et les crèmes à l’odeur de produit solaire). Ok, je suis prête à aller découvrir mon premier cénote. J’aurai clairement besoin de forces, tu verras…


Vers la Hacienda San Lorenzo Oxman

Il y a deux routes qui mènent au Cénote Oxman. Une plus jolie, un tout petit peu plus longue, l’autre passant par une sorte de décharge sauvage. Oui, on est bien passé malgré nous par celle-ci mais qu’importe, je suis surexcitée à l’idée de découvrir cette merveille naturelle.
Posons tout de suite le décor : j’ai peur de nager quand je n’ai pas pieds, j’ai peur des profondeurs. Du genre, beaucoup. A la lecture de quelques articles de voyage, je ne vois pourtant jamais apparaitre entre les lignes cette angoisse que j’allais ressentir devant ces gouffres d’eau. Que ça soit pour donner un avis plus lissé ou parce que je suis décidément pas tout à fait comme les autres, peu importe, sache en tout cas que je vais tout te dire. N’hésite pas à me dire si toi aussi tu ressentirais les mêmes émotions que moi.

Nous voici sur le parking, devant la belle entrée de l’hacienda. Ces constructions datant de la colonisation espagnole au 16è siècle étaient alors de véritables témoins de la puissance de chaque propriétaire. Basées sur la production agricole ou encore d’or et d’argent, ces bâtisses devinrent de plus en plus développées et sophistiquées. Leur architecture, soignée en détails, laisse aujourd’hui encore parler cette partie de l’histoire du Yucatan. La Hacienda San Lorenzo en est un bel exemple : sous le ciel d’un bleu pur et intense, le soleil illumine l’arche d’entrée jaune éclatant. Des fleurs pourpres et violettes finissent de parfaire ce décor haut en couleurs. Un chemin de pierre nous guide jusqu’à la bâtisse aux murs terre de sienne.


La descente vers l’inframonde Maya


Malgré son utilisation touristique aujourd’hui, le lieu est très calme, et nous payons notre entrée pour le cénote uniquement, délaissant l’option bar et piscine.
Nous filons droit vers l’escalier en pierre creusé dans la roche qui mène au gouffre. Chaque marche nous rapproche de son mystérieux coeur turquoise. La température se fait de moins en moins intense, l’atmosphère devient plus minérale, fraiche et humide. Nous continuons de descendre, alors que le suspens grimpe d’un cran.

Enfin, après un dernier virage, l’espace s’ouvre sur un décor tout simplement époustouflant. Je suis happée par la beauté sauvage du lieu, qui ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir jusqu’à présent. Une barrière surplombe l’eau, et c’est d’abord les murs de roches calcaires, le trou de lumière vers la surface 20 m plus haut et ces arbres qui jettent leur racines comme autant de lianes qui m’éblouissent. On se croirait dans un monde magique et onirique. Les couleurs contrastées, le soleil qui fait danser des reflets sur les reliefs, des oiseaux et chauves-souris qui vont et viennent…même le son est différent. Il résonne, aquatique, accompagné des bruits d’ailes virevoltantes.

La fraicheur et le mystère du Cénote Oxman


Je m’approche bien sûr de la barrière et plonge mon regard quelques mètres plus bas, dans ce trou d’eau dont on ignore encore la profondeur.
La couleur, en revanche, délivre déjà toute sa beauté. Les nuances sont folles, le turquoise est intense et changeant. L’eau joue avec la lumière. Pour autant, la splendeur du lieu ne lui enlève en rien son aspect impressionnant.

Mais en fait…

C’est quoi un cénote ?

Bonne question ! Je n’avais jamais entendu ce mot avant de préparer ce voyage au Mexique. J’ignorais tout de ces puits naturels aux visages multiples mais toujours auréolés de mystère et d’une beauté unique.
Pour les Mayas, les cénotes sont des puits sacrés, source de vie grâce à leur eau pure mais également une ouverture directe vers l’inframonde et le royaume de la mort. Ils étaient alors potentiellement utilisés pour des rituels de fertilité, d’abondance, de pluie, mais également des sacrifices…
La péninsule du Yucatan est la terre rêvée pour découvrir les cénotes : on parle de plus de 10000 de ces « dz’onot » (« puit sacré » en langue maya), voire beaucoup plus qui seraient encore inexplorés.


Pourquoi le Yucatan regorge de cénotes ?


Quelques notions de géologie rapides. Cette partie du Mexique ne comporte pas de rivières ou cours d’eau en surface mais bel et bien souterrains. Ces derniers communiquent entre eux pour former un réseau qui a offert aux anciennes civilisation l’eau nécessaire à la vie, influençant également les lieux d’habitation.
La terre calcaire qui constitue cette région fait office de filtre naturel si efficace pour assurer une eau pure et potable. Mais c’est avant tout ce calcaire très poreux qui a permis la formation de gouffres, cavités et et grottes impressionnantes lorsque le niveau des océans a baissé.

C’est l’effondrement de ces mêmes grottes qui a créé la grande diversité de cénotes. On en retrouve de plusieurs sortes, plus ou moins profonds, à ciel ouvert ou plus souterrains, des verticaux comme de véritables lacs sombres qui plongent sous des centaines de mètres.
On attribuerait même à la formation de certains cénotes la monstrueuse météorite à l’origine de la disparition des dinosaures, qui s’est écrasée à 42km de la ville de Mérida, à Chicxulub.
Que cela parle au scientifique en toi, à l’historien ou à l’adepte de mystères, la force de fascination et d’attraction des cénotes est indéniable.

Un mot pour la préservation de ces bijoux de nature et leur fragile écosystème : pas de crème solaire ni de produits cosmétiques dans cette eau cristalline. C’est capital pour maintenir sa pureté et ne pas fragiliser l’ensemble du cénote. Pense à te doucher soigneusement avant d’oser pénétrer ces puits sacrés, c’est la moindre des choses.

Oser de baigner dans un Cénote


Le seul moyen d’accéder à l’eau est un petit escalier en bois dont la dernière marche affleure à la surface. Il n’y a pas beaucoup de monde, moins de 10 personnes en tout, et ma respiration s’accélère dès que je m’aventure sur les marches. L’eau est là, juste en contrebas. Arrivée à son niveau, je prends très vite conscience que se laisser aller sera impossible. Je suis vissée à la dernière marche, je ne lâche pas la rampe ni l’eau des yeux. Je réalise qu’une multitude de poissons-chats de toutes les tailles nagent à la surface. Autant le dire tout de suite, je suis terrifiée, tétanisée. Le cénote exerce sur moi une peur profonde, je le trouve sans aucun doute aussi terrifiant que magnifique, c’est dire.

Un gouffre bleu, entrée vers l’inframonde Maya


J’essaye de me raisonner. J’imagine le gouffre vidé de son eau, le sol, les reliefs des pierres. Puis je le remplis dans ma tête, je rationalise comme je peux, et je me fous des claques virtuelles. Impossible. Plus j’attends, plus je recule. Y nager me semble insurmontable, un défi physique plus grand que tout ce que j’ai vécu. Moi qui ai sauté en parachute, à l’élastique, qui monte sur les pires montagnes russes possibles, me voici figée devant ce cercle bleu qui semble ne poser problème à personne ici.


Pire, quelques personnes utilisent la corde mise à disposition pour se balancer au-dessus de l’eau et y plonger en bombe. Comme si c’était follement amusant. Je les regarde mi amusée, mi consternée, avec un rire nerveux à chaque plongeon. L’un d’entre eux fait un plat monumental. Je m’esclaffe comme tout le monde, je prends chaque moyen possible pour libérer la tension. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser aux poissons en surface qui n’ont même pas vu arriver le danger…Et au fait que ces jeux ne collent pas avec le respect que m’inspire le lieu.
Je me maudis, je me désespère. Je ne peux PAS repartir d’ici sans m’y être baigné. Question de respect, là aussi.

Les racines plongent comme de lianes


Je t’épargne les longues, très longues minutes. Les tentatives manquées, les sourires crispés face aux gens qui remontent par l’escalier et qui doivent me croiser sans comprendre à quoi je joue.


Affronter sa peur des profondeurs


Et puis, à un moment, ça y est, je lâche la rampe et j’effectue la plus courte nage de l’histoire de la nage. Une micro brasse dans un sens, puis dans l’autre, pour un exercice cardiovasculaire qui vaut tous les sprints. La sensation est prenante, j’ai le souffle coupé. L’eau est fraiche, le tout devrait être si agréable mais…me revoici déjà sur la première marche, tremblotante et soulagée. Petit détail qui a son importance : je n’ai pas opté pour le gilet de sauvetage proposé à la location. Il m’aurait sans doute aidé à me jeter à l’eau, sans avoir à penser à nager et mettre de l’ordre dans mes mouvements désordonnés.

Non, relever le défi n’aura pas provoqué en moi le déclic pour y nager jusqu’au centre, sans ne plus me soucier des terribles dangers que l’on y devine. Les profondeurs resteront dans leurs mystères insondables pour moi.
Cette peur m’interroge. Au-delà de celle de nager sans voir le fond, elle est encore plus sourde, profonde. Les images que l’on voit des cénotes semblent si paisibles, de vraies invitations à s’y jeter et même s’y détendre.

Ma peur à moi semble puiser sa source directement au dernier sous-niveau de ce monde des ténèbres. Et si cette angoisse était directement liée à des peurs ancestrales ? Comme la peur du noir, celle liée aux profondeurs semble faire partie d’une certaine inconscience collective. Pourtant, je n’ai trouvé qu’images parfaites et sereines de baigneurs faisant la planche au beau milieu de ces gouffres, voire nageant sous la surface sans la moindre appréhension. Monde d’instagram ou réelle décontraction ?

Xibalba, le monde des morts chez les Mayas


Mon premier contact avec Xibalba, le monde des morts Maya fut loin d’être anodin. Moi qui suis très terre à terre, je reste fascinée par les mystères, les curiosités occultes, le coté obscur des croyances. Ces puits sacrés concentrent donc à eux seul ce double frisson : l’eau profonde, qui se perd dans des dizaines de mètres sous la surface, voire beaucoup plus pour certains cénotes. Et toute la symbolique qui y est associée, mêlant dialogue avec les morts, rituels d’offrandes ou sacrificiels, et inhospitalité de chacun de ses 9 niveaux habités par les dieux des ténèbres…


Et si je reprenais un peu d’air en allant voir ce que j’en pense vu d’en haut ? Je remonte l’escalier, et débouche sous la chaleur dorée du soleil. D’ici, le gouffre en contrebas montre un autre visage. Nous sommes de retour en surface, dans le monde des hommes et des arbres. Ici, ce n’est que clarté et végétation verdoyante. Et le regard qui plonge, irrémédiablement attiré 20 mètres plus bas tout comme les racines des végétaux qui m’entourent.

Je reste fascinée par le spectacle, avec le sentiment d’avoir modestement bravé ma peur. Pour retrouver mes esprits et me rafraichir les idées, un retour à la douche en plein air juste à coté. Laisser couler l’eau et profiter de quelques secondes de fraicheur dans ce cadre brûlant et contrasté.

Plonger son regard au fond du cénote Oxman


Prendre la route pour Valladolid

Après toutes ces émotions, il est temps de gagner notre nouvelle ville étape, Valladolid. Comme d’habitude, quelques clics sur airbnb me permettent d’y trouver un charmant logement indépendant.
La route est rapide pour atteindre la petite ville coloniale. Notre hôte est très accueillante et nous donner la clé vers un petit appartement tout neuf et particulièrement agréable. Un vrai coup de coeur.


Il n’en est pas de même du premier contact avec le centre ville de Valladolid. En cette fin de journée, les rues grouillent de voitures, de gens. Les rues sont bruyantes, bouillonnantes et polluées. J’ai pour mission d’y acheter enfin une paire de lunette de soleil bon marché. J’y retrouve les mêmes contrefaçons de Ray Ban trop chères pour ce que c’est. J’opte en désespoir de cause pour un autre modèle quelconque qui sauvera mes yeux pour la suite du séjour.
Nous essayons de trouver de quoi manger pour ce soir mais les mêmes supérettes ne nous inspirent pas pour cette fois. Nous chercherons un restaurant un peu plus tard.

Des murs marqués et colorés
Jolie porte en bois et toit de chaume à Valladolid

Après toutes les émotions du jour, retour dans le airbnb si agréable pour se reposer un peu avant la soirée.

Rappelles-toi, je voulais voir le beau spectacle son et lumières proposé à Chichen Itza. Retrouver cette merveille du monde quand la nuit y tombe. Y voir défiler l’histoire des Mayas qui prendrait vie sur les murs. Rêver encore. Nous étions naïvement convaincus que nos billets du jour donnaient accès à ce spectacle nocturne. Fatigués par cette journée mais décidés à en profiter encore, nous voilà remotivés et de retour sur la route…


Retour raté vers le spectacle nocturne de Chichen Itza


Allez, je te la fais courte : non, les billets n’étaient pas valables. Il s’agit bien de deux tarifs très différents pour profiter du site de jour et de nuit. Pour cela, il fallait repayer 550 pesos par personne. Après hésitation, tant pis, nous revenons à Valladolid, penaud et déçus. Ne pas s’acharner, ne pas insister à tout prix parce que « autant en profiter puisqu’on y est ».

De retour au point de départ, quelques recherches sur la ville m’indique que la Calzada de los Frailes mérite qu’on s’y attarde. Des façades colorées typiques, des petits restos et boutiques plus authentiques, bref, une âme se dégage sans conteste. En cette douce nuit d’été, l’atmosphère y est belle et nonchalante. La faim commence à se faire sentir, mais ce n’est finalement pas ici que nous mangerons.
Nous passons l’ancien couvent San Bernadito de Siena, derrière les fameuses lettres colorées de la ville que nous retrouvons dans chaque étape. Sur cette place, quelques animations ont lieu et nous optons pour un des restaurants tout proche : plus le temps de chercher, il est déjà tard et une folle journée nous attend demain.

La Calzada de los Frailes à Valladolid
Magnifiques couleurs en ce dimanche matin à Valladolid


Le lendemain, nous repasserons par les ruelles vides, superbes sous le soleil matinal, pour dire au-revoir à Valladolid.
La prochaine étape sera la plus belle du voyage, et une des plus belles journées de ma vie.



Infos pratiques

Entrée Chichen Itza : 481 pesos, ouvert de 8h à 16h
Tarif Spectacle nocturne « Noches de Kulkukan » : 510 pesos (255 le dimanche)
Tarif entrée Cénote Oxman : 80 pesos sans accès à la piscine ni gilet de sauvetage

Française installée à Montréal, minimaliste/multipassions : nature, animaux, bien-être, adrénaline. Espère t'intéresser, te faire voyager, échanger avec toi et changer le monde.

One Comment

  • Jerry Kan

    Un nouvel article au pays du soleil violent passionnant ! Tu nous amènes totalement avec toi nous émerveiller dvt la beauté de ces vestiges Maya tout comme au fond de ce magnifique cénote. Fascinant et très intriguant ! On y est avec toi ! Vraiment hâte que tu nous raconte l’étape suivante ! ✨

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