Un refuge pod sous la neige au diable vert à sutton
Québec,  Voyages & Activités

MA NUIT INSOLITE DANS UN REFUGE POD AU DIABLE VERT

Attention, la lecture de cet article risque de provoquer un fort sentiment de détente, une envie de se calfeutrer dans un des refuges pour une nuit insolite dans ce cadre enchanteur. Je t’emmène passer un séjour au pays des arbres, des valeurs simples et du minimalisme. Une bouffée d’air pur et d’inspiration à 2h de Montréal, dans ce que le Québec offre de meilleur. Direction la région des Cantons de l’Est et sa beauté du Diable (Vert).


Comme un besoin de se mettre au vert…

Comme toujours, j’aime te parler du contexte. Nous voici en fin de PVT, avec l’envie de profiter jusqu’au dernier flocon de cet hiver qui semble étrangement trop court. Mi-mars, c’est l’anniversaire de mon conjoint, et en bons minimalistes, nous nous offrons désormais des activités et des souvenirs. Alors que le monde s’organise pour lutter au mieux contre le virus Covid 19, le confinement n’était alors pas encore prononcé au Québec. Ce contexte si particulier était propice à l’évasion en toute sécurité.
Cependant, notre plan d’origine de cabane dans les arbres est annulé la veille au soir. Reine des plans B, je me mets à chercher une nouvelle activité.

L’appel de la forêt


Mon envie ?

  • Faire le plein de nature.
  • Profiter d’un cadre unique.
  • Dormir dans un logement insolite, atypique et rustique.
  • Choisir un hébergement adapté pour 2, autour de 100 $ la nuit.
  • S’isoler et profiter de la solitude et du calme, en toute autonomie et sécurité.

En quelques minutes de recherche, Au Diable Vert m’apparait comme une évidence. Par chance, les 2 prochaines nuits sont disponibles. Plusieurs choix d’hébergements sont possibles, et nous optons pour le Refuge Pod.
Pourquoi ? Tout d’abord car ils sont magnifiques, atypiques et rustiques, tout en étant irrésistiblement luxueux. De ce luxe qui ne prend pas la forme d’un mobilier hors de prix ou d’une surface immense.

Non, dans ces petits nids écologiques, le strict minimum, et l’essentiel qui se fait si rare. Le site les décrit comme « Idéaux pour les couples ou les aventuriers solitaires qui cherchent à s’évader de tout. » C’est pour nous ! Et pour toi aussi, je te le garantie.

Un refuge rustique et insolite en hiver : le pod !


Au Diable Vert : un site unique

Laisse-moi te parler un peu de la situation de Au Diable Vert et de ses sérieux atouts. Situé à 1000 pieds à Glen Sutton, dans un alpage entre les sommets du Mont Sutton tout proche, de Jay Peak dans le Vermont (la frontière américaine est à quelques kilomètres à peine) et la station Owl’s Head, le site offre une vue magnifique à 360 degrés, entre forêts et reliefs.

L’automne doit y être absolument splendide, le printemps un vrai écrin de verdure, l’été un terrain de jeu parfait sous des ciels étoilés magiques et l’hiver…ha, l’hiver, un concentré de féérie. Mais ça, on ne le savait pas encore.
Pour la petite histoire, sais-tu d’où vient ce nom ? Au Diable Vert est un dérivé de l’expression française « Au Diable vauvert », qui signifie « extrêmement loin ». Et c’est exactement où tu auras l’impression d’être quand tu arriveras dans ce petit paradis (ça suffit les jeux de mots).

Quand nous sommes arrivés sur place, le temps était au beau fixe. Grand soleil, un ciel bleu pur, presque plus de neige, à tel point que nous étions un peu déçus de prime abord. Mais la nature allait nous surprendre quelques heures plus tard.
Une fois sur le parking, après une belle côte à gravir en voiture (attention, difficile en cas de neige), nous passons un coup de fil à la réception pour confirmer notre présence.

Ce contact fait, notre clé est déposée devant le bâtiment à notre attention. Une feuille qui contient quelques instructions ainsi qu’une carte du site (très joliment illustrée, bravo au dessinateur !!) accompagnent deux mini mallettes : une contenant une alarme incendie, l’autre une batterie qui permettra de brancher l’unique petite lampe du refuge.
Nous sommes parés il n’y a plus qu’à nous diriger vers Bison, le petit nom de notre pod !

Notre beau refuge pod sous le soleil. Coup de coeur immédiat !


Les refuges pods en quelques mots

Les refuges rustiques Pods sont de petites habitations écologiques, construites au Québec avec du bois d’ici, récolté de façon responsable. Ils sont équipés d’un lit deux places, d’une poêle à bois, d’une table, deux chaises et d’un meuble de rangement.

A l’extérieur, une table de pique-nique et un foyer avec grille de barbecue. Une toilette sèche est normalement disponible sur chaque terrain (mais le notre n’en avait pas).
Leur gros point fort ? Un style inimitable ! A deux, tu ne t’y sentiras pas à l’étroit. Mon envie première était de dormir dans les arbres mais je ne regrette pas du tout ce choix, tout aussi cocooning, l’originalité en plus.


La découverte du refuge Pod

Pour atteindre notre nid, il faudra d’abord quelques gros efforts. Le notre se situe à plusieurs centaines de mètres de l’accueil, et ça grimpe sec pour s’y rendre. Surtout, on doit transporter toutes nos affaires dans ce charmant refuge. A toi de porter ton drap housse, tes sacs de couchages et oreillers, tes repas, et ce que tu jugeras indispensable.
Pour monter tout ça, des chariots aux grosses roues sont disponibles, ou tu peux te faire déposer pour 10 dollars l’aller-simple. Tu te doutes bien que j’ai opté pour l’option économe. Et que ce n’est pas moi qui m’y suis courageusement collée.

Au passage, un bonjour aux magnifiques vaches Highland dans leur enclos. En effet, Au Diable Vert a conservé la ferme ancienne datant des années 1780 et y élève aujourd’hui cette race particulière de bovins. Ne mangeant pas de viande, j’ai préféré ne voir en ces splendides animaux que leur présence calme et apaisante… Et chevelue.


La découverte du refuge Pod

Pour rester dans la thématique bovine, Bison est un des pods les plus près de l’accueil, et pourtant très bien isolé, avec une vue panoramique sur les reliefs. Arrivés tant bien que mal, on prend quelques secondes pour admirer ce vrai petit refuge de hobbit, dont le toit brille au soleil. Ici, juché sur une petite butte, on se sent finalement surélevé.
C’est le moment de tourner la clé !

Et là. Wahou. Un coup de coeur immédiat. Comment pourrait-il en être autrement ? Dès la porte ouverte, une bonne odeur de bois, et cette étonnante sensation d’espace. Au sol, un beau parquet sombre. Les murs en bois lumineux qui se rejoignent en arrondi, rappelant la forme d’une feuille. Cette grande fenêtre centrale qui capte le regard, déjà plongé au loin. Et tout le reste, un mobilier simple et joli, et un poêle à bois où je rêve déjà de voir danser les flammes. On est euphoriques.

Hop, installation éclair, il est déjà presque 15h et on veut profiter de chaque minute. Le soleil se couche un peu avant 19h, l’occasion de tester les sentiers de randonnées du site. On sort nos quelques réserves, on habille le lit, on se sent déjà chez nous en quelques gestes.

Comment ne pas succomber au charme des pods ?

Profiter des sentiers au Diable Vert

Une fois bien installés, il est temps de partir à la découverte de ce beau paysage qui nous entoure. En premier lieu, la forêt qui nous tend ses bras verts. Tous les sentiers partent du même endroit, et un panneau nous donne une idée très claire des différentes options. L’ensemble est d’ailleurs extrêmement bien balisé : impossible de se perdre, même la tête ailleurs dans ses pensées ou occupée à repérer des traces d’animaux.

Il reste un peu de neige et nous sommes seuls sur les sentiers. A mesure que nous avançons, nous nous amusons à dénicher les différentes cabanes et refuges qui occupent la forêt. Toutes différentes, et chacune avec un charme unique. Au Diable Vert apporte un véritable soin à la construction de ses hébergements, et je me sens comme Boucle d’Or (les boucles et la blondeur en moins), curieuse d’explorer chacune de ses irrésistibles constructions en bois.

Soutien aux petits arbres qui croulent sous la neige
Le ruisseau de fin d’hiver
Charmant petit pont à traverser

Après quelques kilomètres dans cet air pur et ce désert blanc, nous empruntons le retour. Des représentations d’animaux en carton ont été disposées autour d’un des sentiers qui ramène au départ. Destinés à animer les randonnées nocturnes façon jeu de piste, je m’amuse à repérer le coyote, le geai bleu ou le cerf de virginie. C’est à ce moment-là que j’exécute une cascade involontaire en chutant lamentablement sur une couche de verglas. Allongée de tout mon long sur le dos, je finis par exploser de rire malgré la douleur. Bon il est temps de rentrer au refuge !


Après quelques centaines de mètres, nous voilà revenus devant notre pod. L’heure est venue de faire crépiter la soirée…

Notre petite maison est déjà adoptée.

Poêle à bois et soirée au coin du feu

Une nouvelle première fois à ajouter à la liste : allumer son premier feu dans un véritable poêle à bois. Tout est prévu et à été déposé par l’accueil. Des bûches écologiques, de l’allume-feu, et du petit bois enveloppé dans un journal. Selon ta consommation, le prix sera adapté en fin de séjour (9 $ pour 24 bûches).


C’est parti ! Une mini recherche sur internet pour en déduire que la meilleure façon de procéder est « top-down », c’est à dire du haut vers le bas, à la manière d’une bougie. Tu avais toujours pensé l’inverse ? Moi aussi, mais j’ai pu constater l’efficacité ! On dispose les grosses bûches dans le fond en les quadrillant, deux dans un sens, deux dans l’autre. Puis on dispose le petit bois et un allume feu entre les deux. Quelques allumettes, on rabat la porte sans la fermer totalement et on ouvre au maximum l’arrivée d’air.

Il n’y a plus qu’à attendre que la magique opère, l’oeil rivé sur les premières lueurs. Bon, il se trouve que nous comprendrons plus tard que nous refermions l’arrivée d’air quand nous pensions l’ouvrir, ce qui n’a pas facilité les débuts. De même, je n’avais pas utilisé de journal dans un premier temps, ce qui aide pourtant à réchauffer le conduit, pour un meilleur départ de flammes.


Maitriser l’art du poêle à bois

Après correction de ces petites erreurs de débutant, c’est bien un feu puissant qui prend vie. Hypnotique et apaisant, on réalise d’autant plus le pouvoir magique de cet élément. Le refuge était déjà accueillant, il est maintenant devenu un vrai cocon chaleureux. Un peu trop par moment, car la température a vite fait de monter dans une petite surface. C’est tout un art de maitriser les flammes !

L’art du cocooning dans un refuge pod. Détente, silence et minimalisme

La soirée se déroule merveilleusement bien, avec notre petit repas ramené par nos soins, et lecture de romans. Comme lors de nos derniers road-trips et premiers campings (hâte de te raconter ça…), je réalise à quel point dormir en nature t’accorde à son rythme. Moi qui suis toujours couche-tard en ville, je ressens le besoin de m’endormir doucement beaucoup plus tôt. Le soleil s’est couché à 19h, et les soirées semblent s’étirer. Vers 22h30, mon livre et mes yeux se ferment tous seuls.


Réveil dans le refuge et matin blanc

Quand ils s’ouvrent à nouveau, c’est le matin, et surprise, il neige ! Le temps radieux d’hier a laissé place à un tout autre décor : la magie d’une fin d’hiver qui s’accroche encore. La vue par la fenêtre est totalement différente. La sensation de se trouver dans un nid est à son comble et je suis aux anges. En parlant de nid, voilà justement un joli geai bleu, un vrai cette fois, qui prend son petit déjeuner sur l’arbre devant nous. Un matin tout en douceur et qui s’étire.

A l’origine, nous ne devions rester qu’une nuit, et nous profitons de chaque minute jusqu’à 11h, l’heure maximum à laquelle rendre les clés. Un détour vers la salle de bain commune à environ 10 min de marche tout près de l’accueil et nous partons vers la ville de Sutton et son parc pour une nouvelle randonnée. C’était sans compter notre envie plus forte de passer une nouvelle nuit dans un pod, opportunité que m’offre finalement les propriétaires du Diable Vert. Génial !


Le plein d’inspiration

Nous voilà donc de retour au refuge avec cette impression de revenir à la maison. La joie que je ressens à tourner à nouveau cette clé me prouve si besoin est que la nature m’appelle bien plus fort que la ville en ce moment. Le sentiment de renouer avec son véritable rythme, de profiter d’un calme et d’une solitude qui ne seront jamais les mêmes en appartement confiné. L’impression aussi que l’inspiration ne se cache jamais trop loin quand on est au coeur d’un décor naturel. Oui, écrire des articles ou composer un album semble moins facile sur un canapé, entre plusieurs écrans et une seule fenêtre presque aveugle. Ici, on retrouve la vue, et tous les autres sens. Même un petit 6ème dans le lot, celui qui chuchote qu’ici tu es à ta place, et que tu devrais en tenir sérieusement compte…

Comme souvent, c’est en cassant la routine, en allant chercher ailleurs, en changeant de décor qu’on réalise ce qui nous fait vibrer. Ce qui doit devenir quotidien, et ce que l’on gardera pour de belles occasions. Je resterai toujours fan des belles grandes villes, notamment américaines. Leur fourmillement, leur architecture et leur énergie. Leurs possibilités. Mais c’est incontestablement en nature que je me sens bien, que mes idées sont plus claires, moins noires, et que j’accorde moins d’importance aux doutes. Au Diable Vert m’apparait donc comme une bouffée d’oxygène et de sérénité.

Profiter de chaque minute dans ce cadre féérique


Regarder tomber la neige

Le temps ne s’arrange pas, et c’est encore plus parfait. La neige tombe sans s’arrêter, et le calme est tel que l’on entend les flocons se déposer, dans cet espèce de chuintement doux. Le décor est immaculé, le ciel blanc et trouble, la brume s’enroule autour des reliefs et les entourent de mystère. Un cadre enchanteur et presque gothique. Hier et aujourd’hui semblent venir de deux mondes différents, et je suis happée par la magie du moment. Se réfugier dans le pod, rallumer un feu, réchauffer l’atmosphère. Un contraste saisissant avec la vue froide et sublime qui s’étale à perte de vue.

Un petit coté gothique et mystérieux au Diable Vert

Cette nouvelle journée au coeur du pod est une chance, et nous profitons de sa douceur. Un nouveau tour dans la jolie forêt pour quasiment finir de l’explorer. Le temps se dégage finalement, et la ballade est encore plus ouatée que la veille. Oui, je chute encore sur la neige fraiche, oui j’en rigole toujours. Au moment de revenir vers le refuge, des lueurs roses illuminent le ciel de cette fin d’hiver. Pour finir la journée, nous empruntons une des luges et c’est parti pour quelques glissades depuis le pod jusqu’à la nuit tombée.

Le calme et le silence sous la neige au Diable Vert


Ce soir, le feu prend encore plus facilement. Si l’on ne calme pas ses ardeurs, ce sont les véritables flammes des enfers qui se déchainent dans le poêle ! Mais la maitrise est déjà plus facile qu’hier. Ce soir, on utilise d’ailleurs la surface brûlante pour réchauffer notre repas, à même la conserve. Souvenir là encore de camping sauvage sous les étoiles…
Il est l’heure de dormir, bercée par la lueur rougeoyante du foyer et la neige qui continue de tomber tout autour de nous.


Lever de soleil dans le refuge

Lendemain matin, réveil naturel juste avant le lever de soleil. Le ciel est dégagé, la fenêtre donne sur l’Est, le spectacle peut commencer. Je compte les minutes, et j’observe avec émotion la lueur timide puis éclatante qui emerge des montagnes. Le pod est maintenant baigné de lumière.
Je rallume le feu, et rassemble mes victuailles. Thé chauffé sur le poêle, deux chocolatines (pas de jaloux, on dit comme ça ici), des fruits et des amandes, au lit bien entendu.


Il est à peine 7h, nous avons encore 4h dans ce cadre unique. Le temps de lire encore, et de profiter d’une dernière randonnée (sur mes deux jambes tout le long cette fois). Surprise, autour du pod apparaissent de nombreuses traces d’animaux qui se sont affairés pendant la nuit.
Nous rendons les clés au tout dernier moment, après un dernier au revoir aux jolies vaches et à notre bison à nous.


Les autres hébergements proposés au Diable Vert

Au Diable Vert propose différents types de logements, toujours écologiques, accessibles en toutes saisons. Une vraie richesse dans le respect du cadre exceptionnel du site. Oui, j’ai bien entendu envie de tous les essayer !

– Refuges dans les arbres

Un charme évident qui parle directement à nos rêves d’enfants. La cabane dans les arbres, à côtoyer les oiseaux, isolés de tout. Idéal pour prendre de la hauteur. C’était d’ailleurs mon premier choix, avec ce rêve ancré en nous de cabane secrète. C’est sur ma liste de choses à faire ! Ils peuvent accueillir de 2 à 8 personnes. Entre 119 $ et 179 $ la nuit.

Une des magnifique cabane dans les arbres


– Appartements de montagne

La version la plus luxueuse, de vrais appartements tout équipé avec salle de bains et baignoire, cuisine complète, canapé et tout le confort possible. La vue sur les montagnes et la nature en plus. 159 $ la nuit.

– Airstreams

Amis de l’hébergement insolite qui sort de l’ordinaire, voici les airstreams ! Des caravanes vintages et rutilantes au coeur des érables, pour un voyage sans même quitter la forêt. Il y en a deux sur le site, et elles peuvent accueillir jusqu’à 4 voyageurs sur roues. 109 $ la nuit.

Airstream rutilant : une caravane vintage au Diable Vert



– Refuges rustiques & refuges de la falaise

Enfin les grands classiques, des refuges rustiques plein de personnalité, pour une expérience au plus près de la nature. De jolies cabanes toutes différentes, plus ou moins spacieuses selon leur capacité d’accueil, de 2 à 8 personnes. A toi la vie simple pour un retour à l’essentiel. Entre 89 $ et 139 $ la nuit.

Un des nombreux refuges rustiques en forêt


– Campings

Au Diable Vert offre également des emplacements de camping tout autour du site, pour de belles soirées au coin du feu. Un contact brut tout en simplicité pour profiter au maximum du site boisé, du calme et du panorama.


Les activités au Diable Vert

Outre ses hébergements tous plus charmants les uns que les autres, le site offre une variété d’activités, à tester selon les saisons. Bien que dormir dans un pod était une vraie aventure en soi, nous avons adoré les sentiers balisés en forêts. En hiver, ils sont le terrain parfait pour faire des raquettes ou du ski de fond. Faire des glissades en luge est également vivement conseillé !
En été, la rivière Missisquoi sera ton terrain de jeu.

Mais ce qui a vraiment attiré mon attention à la lecture du site internet, ce sont deux activités insolites, pour ne pas dire carrément magiques.


Vélo volant

Tout est dans le titre ! Unique au Canada, cette activité t’offre un mélange de poésie et d’adrénaline. En position semi allongée, tu vas pouvoir survoler la forêt en pédalant sur ce vélo unique, soutenu par des cables. Ce n’était malheureusement pas disponible en ce moment, mais la simple description m’a fait rêver. Sur 1km, tu pédales dans les airs, traversant les bois, les ruisseaux et les ravins, entouré d’érables centenaires et de pins. Un vrai voyage en perspective.


Observétoiles : le premier planétarium extérieur

Là encore, rêve et poésie, le tout mêlé à la science pour une première mondiale. Que dirais-tu de te prendre pour un chercheur d’étoiles dans un véritable planétarium à ciel ouvert ? Une idée folle et passionnante menée à bien par le propriétaire du site, soutenu notamment par National Geographic. A l’instar du Parc du Mont-Mégantic, au Diable Vert à été reconnu comme réserve de ciel étoilée. Un cadre strict qui garanti une vue incomparable et inoubliable sur les étoiles, exempt de pollution lumineuse.

Observétoiles va plus loin et propose une activité inédite : un casque de réalité augmentée permet de lier la beauté du réel avec les connaissances et la pédagogie brevetées spécialement pour ce projet. Tu pourras enfin faire le lien entre les constellations imagées avec celles devant tes yeux. Le tout confortablement installé dans un amphithéâtre naturel, assis dans un siège chauffant. Je suis admirative de ce projet lumineux et visionnaire que j’ai hâte d’expérimenter. De quoi combler ma soif d’apprendre dans ce domaine passionnant qu’est l’astronomie, tout en y mêlant une vraie émotion. Saint- Exupéry aurait adoré…


Les points forts à retenir :

Au Diable Vert est un lieu plein de personnalité dont tu peux retenir les points forts :

  • Un cadre enchanteur, qui mêle alpage, reliefs, forêts et rivière.
  • Une grande variété d’hébergements rustiques, insolites et écologique
  • Beaucoup d’activités disponibles selon les saisons
  • En hiver, un petit sauna est disponible dans la salle de bain commune (il venait juste de fermer en cette période de restriction due au contexte actuel, je n’ai pas pu en profiter)
  • Deux activités vraiment uniques : le vélo volant et observétoiles
  • Les chiens sont plus que bienvenus !
Rêve d’enfance : dormir dans un refuge perché


Je repars de ce lieu des souvenirs plein la tête, et la certitude de vouloir y revenir. Au Diable Vert a su répondre à toutes mes attentes de calme, de sérénité et nature, tout en éveillant ma curiosité pour de prochaines visites.
Véritable écrin hors du temps et du tumulte des villes, il apporte aussi cette folie douce qui parle directement à ton âme d’enfant. Si tu aimes la simplicité et que tu es en quête d’authenticité, tu es à la bonne adresse.
En toutes saisons, le plaisir de découverte sera au rendez-vous, ton séjour sera unique et ne ressemblera qu’à toi.

Et toi, dis-moi, le refuge Pod t’as convaincu ? Ou tu aurais préféré un autre refuge rustique ? Dis-moi ce que tu as pensé de ce séjour pas comme les autres.


Infos pratiques

: Au Diable Vert à Sutton. A 1h30 de Montréal ou Sherbrooke
Combien : le tarif des nuits est variable et commence à 89 $ HT pour 2 en refuge rustique
Quoi : Une station de montagne quatre saisons où dormir dans des hébergements rustiques et insolites et faire des activités
Pour qui : Tous les amoureux de nature en quête de calme, qui veulent décrocher.

Française installée à Montréal, minimaliste/multipassions : nature, animaux, bien-être, adrénaline. Espère t'intéresser, te faire voyager, échanger avec toi et changer le monde.

3 Comments

  • Gaelle

    Ho ma poulette super article,merci pour ce magnifique voyage j’ai eu l’impression d’etre avec vous.
    Ce pod est vraiment super,un veritable joyau dans la plus grande simplicité. Quoi de mieux pour profiter de la nature? La vue est a couper le souffle tout comme le lever du soleil.
    Ces paysages tellements differents en deux jours…une chance.je suis tellement contente que vous ayez pu profiter d’un si bel endroit.
    J’ai fais des ho des haa des waouh, j’ai souri bref une multitude d’emotions qui sont bienvenues en cette periode et qui laisse un doux sentiment de serenite et l’envie de profiter encore plus de ce que la nature nous offre.bravo pour ce superbe article!

  • Alias Chantal

    Ma perle, j’ai eu la chance de te rejoindre au Canada, quel pays magnifique , alors là ,Ces 2 jours féériques que tu nous fais découvrir
    Évidemment on a l’impression d’y être, car comme d’habitude tu racontes ça avec une telle intensité, sincèrement j’étais Avec toi
    Le Diable vert , voyons, voyons, raquettes, ski de fond, et vélo volant,
    grand Dieu, il faut que je revienne au Canada pour essayer ça,

    J,adore!
    Encore bravo , pour tout ce que tu fais partager, ce blogue est d’une richesse incroyable !
    Ta mina qui t’aime.

  • Jeff

    Quel plaisir de lire tes articles ! Encore un superbe voyage depuis mon fauteuil… vraiment l’impression d’y être, mais surtout une furieuse envie d’y aller ! Très bien raconté, avec les petites anecdotes qui nous font partager ces beaux moments… Déjà envie de le relire pour un autre petit voyage immobile… Merci !

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