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Mexique,  Voyages & Activités

Road-trip Mexique 7/7 : Holbox et Retour à Cancun

L’île d’Holbox, à l’extrême Nord-Est de la péninsule du Yucatan apparait comme un petit concentré de paradis. Cette étape de choix avant de revenir à Cancun allait clôturer notre road-trip mexicain riche en aventures. Ses plages paradisiaque, son écosystème unique et son ambiance détendue en font un passage incontournable pour ceux qui recherchent le farniente sans tourisme de masse. Je t’emmène dans ses rues ensablées, où le spectacle continue quand le soleil se couche…


Si tu as suivi l’étape précédente de mon road-trip autour du Yucatan, tu sais dans quel état d’esprit je me trouvais pour ces 3 derniers jours. Le jour-même, avant de partir pour l’île, je me faisais voler l’intégralité de mon matériel photo et vidéo dans nos deux sacs à dos à Tulum.
Je ne reviendrai pas ici sur cette mésaventure, mais le contexte est important dans chaque voyage, à chaque étape. Les péripéties qui ponctuent chaque périple apportent leurs lots d’émotions et éclairent les souvenirs d’une lumière particulière. Autant dire que j’étais éteinte en arrivant à Chiquila, la ville portuaire avant Holbox.


Continuer le voyage…

La question s’était même posée d’annuler cette étape du voyage. Se morfondre en attendant l’heure du retour ? Nop, we stick to the plan !
Bon, ce n’est pas parce que tu prends la route que tu laisses tout derrière toi non plus. Je me souviens parfaitement de ce sentiment amer, cette nécessité de tourner la page beaucoup plus vite que tu ne le peux vraiment.
Nous partons de Tulum dans un état difficile, mais finalement soulagés de quitter cette ville. 2h30 nous séparent de Chiquila. Nous devons absolument sauver la batterie de nos téléphones, et nous ne captons de toute façon plus de réseau à l’arrivée vers le rond-point de Coba. Ce fameux rond-point où nous avions rendez-vous à Ursula quelques jours avant, pour l’excursion à Punta Laguna.

Pincement au coeur en repensant à ce moment, et à ce qu’on a perdu depuis…


Grosse surprise sur la route de Tulum à Chiquila

Sans GPS, nous ne sommes plus sûrs du chemin à prendre, et nous nous engageons vers le plus logique. Nous roulons à présent sur une route aux allures de pistes depuis de longues minutes. Est-on au bon endroit ? Quand soudain…on voit apparaitre le fameux parking en terre de la réserve de Punta Laguna ! L’endroit précis où nous avions vu beaucoup de singes araignées avant de regagner notre voiture. Et si… Oui !

En nous arrêtant, ils sont encore là, à manger leurs fameuses mangues vertes sur ce même bord de route. Et cette fois, ils sont encore plus nombreux ! On voit même des familles, des mères et leurs petits qui vont de branches en branches sous nos yeux, à quelques mètres à peine.


Wahou…comment se sentir tellement mieux instantanément. Cette vision nous fait un bien fou.
On en profite au maximum, et au moment où nous regagnons notre voiture, qui vois-je un peu plus loin, avec son air d’indiana Girl et son sac à dos ? C’est Ursula, notre guide préférée qui revient d’exploration ! Les retrouvailles sont un beau moment, je lui raconte de vive voix mon malheur du jour après le message catastrophé que je lui avais envoyé un peu plus tôt. Là encore, ça fait tellement de bien de retrouver un visage connu, associé à tant de bons et beaux souvenirs. C’est consolée et plus sereine que je remonte dans la voiture. Le sentiment d’avoir été au bon endroit cette fois-ci…

Singe araignée près de Coba


Cap vers l’île d’Holbox


La route se poursuit, et nous voici tant bien que mal arrivés devant les parkings en terre de Chiquila avant d’embarquer dans un bateau qui nous mènera sur l’île.
Nous en choisissons un emplacement et laissons notre véhicule avec une pointe d’appréhension. Juste le temps d’acheter un billet et un départ est justement prévu quelques minutes après.
On court pour embarquer et prenons place sur un des sièges du pont supérieur. La lumière est magnifique, le soleil entame son plongeon final. Se focaliser dessus, en laissant filer les pensées où je l’aurai pris en photo.
Les gens autour de moi regardent l’horizon à travers un écran. Faut-il vraiment les envier ?…

La traversée est belle. Le coeur toujours lourd mais l’air marin et l’île qui se rapproche aident. Par contre, je sais que l’arrivée au logement Airbnb risque d’être difficile. Je n’ai plus que quelques minutes de batterie disponibles, aucun moyen de recharger mon téléphone pour l’instant, et je sais d’avance qu’il y a toutes les chances pour que je ne capte pas du tout sur Holbox…
Je vais vite le savoir, nous voilà arrivés.
La nuit vient tout juste de tomber. Nous ne sommes normalement qu’à quelques minutes de marche du logement, j’ai l’adresse, tout devrait aller. Ca ne se passera pas si facilement.


Encore quelques efforts avant la première nuit…

A une intersection, la rue donnée dans les indications de mon hôte n’est pas la bonne. On demande à tous les gens que l’on croise, aux commerces, aux restos. On fini par arriver au bon endroit, mais il s’agit du restaurant juste à coté du logement. Je frappe à la porte, on m’ouvre mais m’indique qu’il n’y a pas de location ici. Mon téléphone est à 1%, et je ne capte aucun réseau. Je crois que mon visage décomposé suffit à ce que la personne me propose de me connecter à son wifi. En stress, je tape le code en espérant ne pas me tromper car mon iphone en fin de vie devait s’éteindre dans quelques secondes. Bingo, j’ai juste le temps de me connecter, d’envoyer un message à mon hôte qui me répond dans la seconde les infos manquantes. Je rentre dans la chambre avec le sentiment d’avoir accompli un exploit.


Première soirée à Holbox

La température à l’intérieur est assez étouffante, et la mise en route de l’air conditionné est laborieuse. Bon…si on sortait ?
Le premier contact avec l’île commence vraiment maintenant, alors que la soirée est déjà bien entamée. L’ambiance est détendue, les rues sont vivantes mais ne fourmillent pas de monde. Nous nous dirigeons vers la place principale et nous choisissons un restaurant qui propose pâtes et pizza. Nous ne sommes pas forcément très inspirés mais je n’ai pas envie de tourner trop longtemps. Va pour la grande pizza olives et câpres, deux de mes pêchés mignons (je suis la plus grande fan d’olives que tu peux imaginer, crois-moi).

J’essaye de profiter au maximum, cette fin de journée est en demie-teinte après nos mésaventures. Chaque étape de ce voyage est incroyablement riche en émotions et rebondissements, mais il n’y a pas vraiment eu de place pour la pure détente. Ici, nous avions justement prévu deux jours pour terminer sur une vraie coupure dans un petit paradis.

Demain est un autre jour, et le but est d’essayer d’aller sur une plage le plus tôt possible. Une chaleur infernale est prévue avec des ressentis à 40, et je sais ce que ça signifie ici. Le soleil est devenu ma kryptonite, ce qui pose un léger problème au Mexique…
Au retour dans le logement, la température est à peine descendue, l’air conditionné fonctionne peu, la nuit risque d’être courte.

La nuit est tombée sur la place d’Holbox


Réveil sous le soleil à Holbox

Réveil matinal en petite forme. Mais c’est l’heure de sortir de la tanière et d’aller découvrir une des belles plages de l’île. Nous nous trouvons à quelques minutes de la mer, mais un des points stratégiques, la plage de Punta Coco est à 2km à pied.
Dès la sortie de l’appartement, à 8h30 environ, la chaleur humide nous enveloppe comme si on entrait dans un bain. Ok, la clim devait marcher finalement. Je ne vais pas mentir, la sensation n’est pas des plus agréables, et on se dit que décidément, les pays chauds ont leurs difficultés.

Oui, quand tu lis ces lignes tu te dis qu’il est difficile de se plaindre. Mais je me rappelle parfaitement de mon état léthargique et de la puissance accablante des UV. Non, la vie à 40 degrés n’est pas simple, et les habitants des pays très chauds ont beaucoup de courage de vivre et travailler dans ces conditions parfois extrêmes.

Jolie façade colorée dans les rues ensablées


Plage déserte à Holbox

Pour l’heure, c’est juste la plage qui nous attend. Ici, le sol est déjà du sable même dans les rues, et on va aussi vite que possible pour atteindre le premier spot qui nous plaira. On retrouve aussi un peu partout les mêmes voiturettes de golf qui roulent à essence. Comme à Isla Mujeres, on passe notre tour.
Voilà une plage totalement déserte, au niveau du Café del Mar qui semble fermé. Pourtant, des transats sous des toits en chaume sont présents, et on s’y dirige directement.

On est tout seul, face à une vue splendide. L’eau est cependant moins folle qu’à Isla Mujeres et Bacalar. On essaye d’aller payer notre transat pour être dans les règles cette fois-ci mais impossible, le lieu est bel et bien fermé.
Je m’installe donc en toute illégalité sur un des transats et je me perds dans l’horizon calme et désert.


Nous passerons plusieurs heures sur cette plage, sans parvenir à effectuer les 2km de marche en plein soleil pour aller au bout de l’île. Dommage, nous aurions pu y voir des flamands roses. Mais j’ai pleinement apprécié de me reposer ici sans en vouloir plus.

Coté spectacle, j’ai surtout prévu de profiter de notre venue sur Holbox pour aller voir la bioluminescence à la nuit tombée. Tu sais, ce plancton présent dans certaines zones du globes et qui illumine l’eau au moindre mouvement. J’avais vu ces photos qui m’avaient fait rêver et j’ignorais totalement qu’Holbox était un haut lieu de bioluminescence. Je crains que les conditions ne soient pas réunies, à cause de la lumière de la lune qui vole la vedette aux paillettes…Un jeune français qui passait sur la plage nous dit que ce soir devrait justement être propice à l’observation. Parfait !

Plage paradisiaque à Holbox
Se perdre dans l’horizon turquoise et azur
Balançoire en bois flotté pour parfaire la détente


Salade et après-midi à l’abri du soleil

J’ai eu mon plein de soleil et de chaleur, je rêve d’un peu de fraicheur et de manger. Direction Arte Sano, le restaurant végétarien collé à notre Airbnb, celui qui m’a offert sa connexion wifi (ce qui me sera d’ailleurs très utile pendant tout le séjour sur l’île).
J’opte pour une salade, sans me douter de la vraie profusion de crudités, fruits, graines et noix auquel j’aurai droit. On m’apporte le contenu d’un grand saladier entier dans une immense assiette. Je n’ai jamais vu une salade pareille, une merveille ! Ce moment est parfait, un peu d’ombre et beaucoup, beaucoup de vitamines. On prend le temps de déguster, le programme de l’après-midi sera d’éviter le soleil pendant les heures les plus chaudes.

J’insiste sur le fait qu’après une semaine de chaleur et d’UV, soldée d’une insolation prise à temps, je suis forcée d’être enfin prudente.
Ce n’est que quand le soleil est presque prêt à se coucher que nous ressortons, tels deux vampires.
Direction le front de mer, là où se trouvent les fameuses lettres colorées typiques où tu pourras toi aussi te mettre à la place du L pour la photo.
L’ambiance est agréable et bon enfant, nonchalante. Ici, pas de musique forte, on se la coule douce et la période est encore une fois hors saison.
On se positionne au plus près de l’eau sur des rochers et il n’y a plus qu’à attendre que le ciel s’embrase.

Ici, le soleil plongera dans l’eau, dans ces moments parfait où les éléments se mélangent, où la nature nous rappelle qu’elle sera toujours la plus belle.

Les lettres colorées de Holbox sur la plage


Coucher de soleil sur la plage

De nombreux oiseaux tournent dans le ciel, les couleurs sont splendides, orangées avec ce coté « vanilla sky », beige, rose, doré.
L’apaisement est immédiat. La mélancolie s’accroche encore. La fin d’une nouvelle journée, le temps qui passe, et cette certitude cependant qu’autre chose est prêt à démarrer. Oui, le crépuscule est mon heure, celle où tout bascule, celle du passage, dans une lenteur flamboyante, d’un monde à un autre. Ce moment imperceptible où l’atmosphère puise son énergie ailleurs. Où le mystère s’immisce quand la lumière change.
C’est à la fois long et toujours trop court un coucher de soleil, non ?


Pendant ce moment, je regarde aussi la mer, les petites vagues qui jouent avec les rochers. Ici, juste à mes pieds, un petit poisson dodu aux tâches léopard, lutte pour grignoter des algues. Il se fait malmener par le mouvement de l’eau, mais il continue et revient à la charge, inlassablement.

Moment propice à la rêverie
Vanilla Sky et vol d’oiseaux


Voir la bioluminescence sur la plage

La nuit qui tombe ce soir sera synonyme de notre quête de bioluminescence ! Nous avons vu beaucoup de stands dans la ville proposant des sorties en bateau sur ce thème, mais ça sera sans nous. Nul besoin de payer pour observer ce phénomène naturel. A propos de sorties en mer organisées, Holbox propose largement l’observation de requins baleines, ces placides mais impressionnants poissons des eaux chaudes. Et comme à chaque fois que des animaux sont en jeu, mon alarme est au rouge. Sans nous !

La chaleur du soir est toujours forte : une vraie soirée d’été tropical. Les moustiques sont d’ailleurs de sortie, et notre produit était dans un des sacs volés…tant pis, je n’en rachèterai pas. On essaye de se couvrir le plus possible avant de nous engager vers la plage de Punta Coco. Au bout de quelques minutes, nous marchons dans le noir total, sans ne croiser personne.

A mesure qu’on s’enfonce sur les chemins de plus en plus sauvages, on se demande quand même si on ne fait pas fausse route, ou en tout cas, si c’était une si bonne idée…

C’est là que j’entends et aperçois un groupe de personne assez loin derrière nous. S’éloignent-ils ou marchent-ils dans notre direction ? On décide d’aller à leur rencontre et de les croiser. Il s’agit en fait d’un groupe de touristes mené par l’employé d’une auberge de jeunesse qui connait parfaitement l’île. Et tu sais où ils vont ? Observer le plancton lumineux eux aussi ! Ils nous proposent de nous joindre à eux, ce qu’on fait évidemment. Une des filles du groupe est française, future étudiante au Canada, et nous échangeons sur nos voyages respectifs. La chance nous a vraiment souri en croisant ces marcheurs : sans eux, nous n’aurions jamais atterris sur le magnifique spot qui nous attend.


Bioluminescence et paillettes dans le sable

Nous voilà arrivés après encore un bon quart d’heure de marche dans le noir sur une belle plage, et une jetée en bois. Etrangement et naturellement, le silence se fait total dans le groupe quand le guide entre dans l’eau et nous montre la fameuse lumière bleutée qui suit ses mouvements. Wahou. C’est subtil mais largement visible. Et c’est tout simplement magique.
Sur le sable mouillé, nos mains dessinent des formes qui apparaissent instantanément en paillettes. Tout le monde est dans sa bulle et joue comme un enfant à mettre les mains dans l’eau, à faire apparaitre cet éclat unique au sol.

C’est tellement beau, amusant et féérique. Un moment à part, que je suis heureuse de partager en groupe de personnes respectueuses que je ne connais même pas. Au bout de quelques minutes, nous montons un à un sur le ponton en bois qui s’avance dans la mer. Je m’y allonge. Il fait chaud, la nuit est belle, elle brille au sol mais aussi bien sûr au dessus de nos têtes. Le ciel est magnifique, dégagé et bien à l’abri de la pollution lumineuse. Enfin, savourer un vrai ciel d’été, ce genre de moment que je recherche tellement. Encore une fois, tout le monde est silencieux, chacun vit cet instant à la fois seul et en le partageant.

L’introvertie en moi est comblée. Il y a cet espèce de communion, de respect et de douceur. Nous restons là presque 30 minutes à profiter. Et puis, comme d’un seul homme, chacun revient sur terre et saute sur le sable, près à revenir vers la ville. J’ai le sourire. Le retour est agréable, et le petit groupe se sépare une fois revenu au coeur de l’île. Je donne l’adresse de ce blog à Laurène, l’étudiante française (si tu passes par là 😉 ).
Nous continuons à flâner un peu en cette deuxième et dernière soirée à Holbox. Demain, nous repartirons, direction Cancun pour la fin de notre voyage.


Matinée colorée à Holbox

Lendemain matin, pas de plage, nous avons juste prévu de déjeuner ici. Avant ça, je profite d’un accès wifi pour chercher notre dernier logement à Cancun. Une dernière nuit que je souhaite dans les meilleures conditions possibles. Une annonce attire tout de suite mon attention : les photos sont magnifiques, les avis ultra positifs, le prix vraiment raisonnable à 30 dollars. Placé dans un coin authentique loin des resorts, ça me va parfaitement. Nous souhaitons y aller le plus vite possible pour en profiter, j’envoie la demande et nous allons déjeuner.
Notre choix se porte vers La Tortilleria Española. Je commande des toasts et une tortilla de pomme de terre, qui mettra beaucoup de temps à arriver. Mais elle est délicieuse, servie avec plusieurs condiments.

La vue au pied du logement airbnb à Cancun
Rue colorée à Holbox
Voiturette de golf et façade aux couleurs vives à Holbox



Nous sommes en fin de matinée, nous avons fait le plein de plage, nous pouvons repartir sans regret (à l’instant où j’écris, je me crie d’y retourner encore une dernière fois, évidemment).
Avant de quitter le logement, mauvaise nouvelle : le Airbnb m’a répondu entre temps que le logement ne sera pas prêt avant 18h le soir au lieu de 14h. Arggg. Pile quand on voulait profiter le plus possible de notre ville d’arrivée. L’hôte, qui semble ultra serviable, a autorisé un check-out très tardif à ses précédents invités…Je renonce à valider, et nous partons sans plan de secours.



Départ d’Holbox et traversée vers Cancun


C’est l’heure d’embarquer dans un des bateaux express qui nous ramène à Chiquila.
A l’arrivée vers les parkings, petit soulagement en retrouvant notre voiture saine et sauve. On ne nous fait payer aucun jour supplémentaire ici, et c’est reparti pour un peu de route. On traverse de nouveaux villages, sur un bitume sablonneux. Toujours autant de chiens qui n’ont peur de rien.
En chemin, un spot photo à ne pas rater. Un drapeau, des ailes, des panneaux pour voyageurs. Cliché ? Et comment !

Un concentré de Yucatan au bord de la route



Retour au point de départ de notre road-trip. Cap vers Cancun, la boucle est bouclée. En chemin, je regarde avec regret les photos du Airbnb qui ne sera pas prêt…et j’ai vraiment le sentiment que c’est lui qu’il nous faut. Je re-écris au loueur, essaye de gagner au moins une petite heure. Il fait tout son possible et me propose 17h, et de nous offrir à manger le soir. Deal ! Notre arrivée à Cancun est prévue en tout début d’après-midi, mais on trouvera à s’occuper.


Sur place, un rapide passage dans un centre commercial me fait bien regretter de ne pas y avoir acheté le premier jour mes produits solaires et anti-moustiques, tellement moins chers et variés que pendant la suite du voyage.
Nous n’avons pas envie de boutiques, de rues touristiques, encore moins de plages animées, nous choisissons plutôt de nous poser à l’ombre de quelques arbres sur une plage familiale, fréquentée par quelques locaux en cet après-midi.

Avant d’enfin découvrir le logement que j’ai tant voulu, nous trouvons une sorte de supérette moderne avec coin restauration. J’opte pour une super salade végétarienne et des empanadas aux épinards, le tout délicieux et pour un prix dérisoire. De façon générale, c’est à Cancun que les tarifs sont vraiment économiques.


Découverte du Cancun populaire et soirée intimiste


Après cette pause, il est l’heure de se rapprocher du logement. Sincèrement, je trépigne d’impatience. Ca peut sembler fou pour certains, mais j’ai tellement envie de me poser, de me retrouver dans un lieu calme ou me détendre et profiter de ma dernière soirée sans sortir. Chaque voyageur a ses habitudes, ses envies, ses besoins. Moi, je reste une introvertie qui n’a aucun besoin de prendre part à la vie nocturne ou à me mêler aux autres touristes. Je ne suis pas la blogueuse « bonnes adresses », je te raconte sans fards mes récits, y compris les doutes, les ratés, mais aussi les belles surprises. Celle-ci en est une immense ! Le nom de cette petite merveille ? Tropical Experience Cancun.

Le quartier du Airbnb est plus dans les terres, plus populaire et authentique aussi. Nous avons rendez-vous à 17h à la supérette en rez-de-chaussée, qui appartient à la famille de l’hôte. Nous y sommes pile à l’heure. Au bout de quelques minutes, nous sommes invités à passer la porte qui donne accès au logement par un escalier extérieur. La terrasse privative toute neuve nous accueille, magnifique. Je me sens déjà très bien ici. Alors quand notre hôte fait coulisser la baie vitrée de la chambre, je suis totalement charmée. C’est tout simplement parfait.


Le meilleur airbnb de Cancun

La chambre est neuve, les murs blancs, le lit king size immense au matelas le plus épais que j’ai jamais vu. La déco est sobre et de très bon goût. Quant à salle de bain attenante, elle est charmante, lumineuse avec un petit coté tropical. Je suis aux anges. Je veux profiter de chaque seconde ici, et c’est exactement ce que nous allons faire.

Lit king size pour voyageur comblé
Tropical Experience Cancun : un petit bijou !


Santiago, l’hôte, nous confirme le repas de ce soir. Il nous montre dans la foulée le roof top qui donne sur les toits du quartier. Un grand lit blanc et des jolies guirlandes lumineuses donnent un coté ultra cocooning. Il a vraiment soigné les détails pour rendre cet endroit accueillant et reposant.

Un seul mot d’ordre : détente. Profiter de cette dernière soirée pour découvrir un nouvel aspect du Yucatan et de Cancun. Une facette entre échanges et discrétion, simplicité et confort. Le coucher de soleil s’annonce, nous trinquons avec deux bouteilles de coca achetées à l’épicerie. Je n’en bois quasiment jamais, mais on reste dans le typique.

Le soleil baigne le quartier et recouvre les toits d’un éclat doré. Je me sens bien, reconnaissante malgré les déboires du voyage. Je vis clairement le moment présent, sur cette terrasse. J’aurai tout le temps de refaire le film de ces derniers jours. De les revivre dans ma tête et en les écrivant aujourd’hui.

Ciel couleur vanille sur les toits de Cancun
Sunset sur Rooftop
Dernier coucher de soleil à Cancun


Coucher de soleil et dernier repas à Cancun

Après les derniers rayons, il est temps de regagner notre terrasse, un étage plus bas. Santiago choisi ce moment pour nous apporter le repas sur la petite table. Je suis enchantée par ce service et ce geste si généreux .
Au menu : des salbutes typiques du Yutacan. Une street-food qui consiste en des sortes de crêpes épaisses de blé ressemblant un peu à des naans indiens. Bon, je vois qu’une des garnitures contient de la viande. Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas osé préciser que l’on n’en mangeait pas. Il me proposait de nous offrir le repas, et dans cette situation, il a été délicat pour moi de poser mes conditions.

J’avoue donc avoir mangé la totalité de ce plat délicieux, le dernier au Mexique. En dessert, ces mangues jaunes parfaites que l’on trouve ici, achetées à l’épicerie (les même que mangeaient les singes araignées, mais en version mûres 🙂 ).

La soirée s’étire jusqu’à ce qu’on tombe de fatigue tôt. Dans cette belle et grande chambre fraiche et parfaite. La nuit sera reposante et sereine.

La belle terrasse décorée à la nuit tombante


Matinée au Tropical Experience Cancun

Le lendemain matin, un soleil radieux passe à travers les rideaux.
J’ai toute la matinée pour en profiter. Comment ? En restant ici, trainant sur ce lit immense, déjeunant sur la terrasse, profitant du roof top. L’espace de quelques heures, ce lieu est à moi, un endroit qui a lui seul me donne envie de prolonger le voyage. Me réconcilie avec les villes et leurs cotés sombres. Un aspect de Cancun que je suis heureuse d’avoir connu. Ni sauvage, ni grand hôtel.
Le parfait petit havre de paix.
Je n’ai plus le moindre maquillage suite au vol, mais je ne rechigne pas à faire quelques photos souvenirs.

La vue au réveil depuis la baie vitrée
Le hamac suspendu sur la terrasse
Profiter des rayons du soleil matinal à Cancun
Jouer les modèles dans le plus beau airbnb de Cancun


Au revoir Cancun, retour à l’aéroport

Vers midi, il est temps de lui dire au revoir à l’expérience tropicale et de rendre la voiture.
A l’agence Enterprise, mes espoirs de voir l’assurance location prendre en charge une partie de ma perte vole en éclats. Notre « tous risques » n’inclue aucune des affaires présentes et volées dans la voiture. L’employé qui nous avait accueilli à notre arrivée fait cependant un geste élégant et commercial en nous remboursant une partie de l’assurance. Je salue encore leur gentillesse et sens du service.
Nous voilà de retour dans la navette qui nous dépose à l’aéroport.


Le passage à la sécurité et enregistrement s’éternise, mais nous sommes là à temps. Nos derniers sous en poche, nous comptions manger un dernier repas avant d’embarquer. Mais les prix sont, comme dans tout aéroport qui se respecte, exorbitants. J’ai vécu ici la plus grand inflation du genre entre les tarifs de Cancun et ce lieu de transit. Tout à coup, tous les gens autour me semblent indécents. La surconsommation est partout, des dizaines de plateaux remplis à ras bord de voyageurs qui ne se refusent rien. Repas copieux, desserts, boissons, alcool, frites à moitié terminées, sacro saint Starbucks.


My Own Mexican Journey

Avec notre argent, on peut juste se payer un burrito pour deux et un mini guacamole. Pas d’eau, et aucun moyen de boire puisqu’elle n’est pas potable dans les toilettes. Je fini par demander un verre d’eau dans un Starbucks, qui me répond d’acheter une bouteille. Le second sera plus généreux. Les quelques gorgées me permettent d’avaler mon cachet contre le mal des transport, mon habitude avant chaque vol de quelques heures.
Le vol sera sans histoire. Si j’exclue toutes celles que je revis dans ma tête alors que je m’envole.

Je rentre à Montréal le coeur rempli de souvenirs, partagée entre plusieurs sentiments. Ma découverte du Mexique fut particulièrement intense, riche et réelle. Je suis fière de ce voyage, fière de ne pas m’être écroulée quand le coup du sort s’abat. Vivre ce genre de mésaventure va avec l’action, avec la découverte. Tu ne te feras rien voler en restant dans ton salon (quoique…), mais tu seras aussi privé de tellement de choses que personne ne pourra jamais t’enlever.


Oui, les jours qui ont suivi ont été difficiles. Un véritable contrecoup m’attendait. Je ne suis pas une warrior qui se relève si vite. Mais je me relève quoi qu’il arrive. Et j’espère que tu auras aimé m’accompagner dans chaque étape de ce périple. N’hésite pas à mes poser tes questions, à échanger avec moi si tu le souhaites.

Il n’est pas parfait, il n’est pas édulcoré, mais c’est le mien.
My Own Mexican Journey.

No Make-Up mais sourire made in Mexico






Française installée à Montréal, minimaliste/multipassions : nature, animaux, bien-être, adrénaline. Espère t'intéresser, te faire voyager, échanger avec toi et changer le monde.

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