Illustration article bacalar mexique
Mexique,  Voyages & Activités

Road-trip Mexique 4/7 : À la découverte de Bacalar

La lagune de Bacalar est une étape magique lors d’un road-trip dans le Yucatan. Si tu recherches des plages paradisiaques aux couleurs sublimes, tu es à l’endroit rêvé. Ce cadre unique au monde t’accueille dans ses eaux chaudes et cristallines où le temps s’arrête. Douceur de vivre, dépaysement et beauté naturelle seront au programme dans cette nouvelle destination. Mais attention, tout n’est pas idéal pour autant…Suis-moi, on va en prendre plein les yeux.


La visite de Bacalar s’est improvisée, alors que nous venions de terminer une journée merveilleuse dans la réserve de Punta Laguna. La tête et le coeur débordant déjà de souvenirs, nous aurions pu nous coucher heureux à Tulum pour nous donner le temps d’emmagasiner tant de belles choses.
C’était sans compter notre envie de découvertes toujours plus forte. Oui, prendre la route pour 3h le soir venu était un coup de tête, si on met de coté nos hésitations et interrogations dignes d’un (mauvais) sketch. On a même failli faire demi tour plusieurs fois, jusqu’à avoir fait plus de la moitié du chemin.

C’est justement à ce moment-là que nous perdons tout réseau, alors même que je devais chercher un logement pour la nuit. Bon, surtout ne pas interpréter ça comme un mauvais signe. Attention si tu prévois un road-trip Mexicain : pas mal de zones entre les villes ne te permettront aucun accès à internet. Ce n’est que vers 23h, pratiquement arrivés à destination que je peux enfin sauter sur Airbnb. Je n’ai plus le temps de chercher le lieu parfait, j’opte pour la réservation instantanée et valide un logement dont les photos paraissaient pourtant tout à fait correctes.

Nuit à Bacalar

L’hôte traine à répondre pour m’envoyer l’adresse, mes yeux se ferment tous seuls…ce qui aura son avantage quand nous arriverons enfin dans l’appartement qui nous accueillera ce soir. Quand je dis appartement…garage/cave reconverti en plusieurs chambres à louer serait plus exact. Néon blancs en guise d’unique lumière, odeur et sensation d’humidité, mur blancs sales en crépi, couleur suspectes sur les draps…le tout pour la location la plus chère de tout le séjour.


Non, ne toujours pas interpréter ça comme un mauvais signe. On a sommeil, on en plaisante déjà (ça nous rappelle le logement insalubre de banlieue parisienne où j’ai vécu pendant 2 ans, nostalgie quand tu nous tiens), et la nuit fera son travail.
Le lendemain matin, après avoir dit bonjour au mille patte au pied du lit, l’objectif est aussi limpide que la lagune : aller à la rencontre de cette eau sublime qui nous a appelé ici.

On retrouve les lettres typiques des villes Mexicaines
Une des façades colorées de la ville de Bacalar


A la recherche de la plus belle plage

Ursula notre guide de Punta Laguna nous avait conseillé de louer un kayak ou de faire une sortie en bateau. Nous étions donc motivés à chercher une bonne option, tout en sachant que le temps nous serait compté.
Nous voilà partis à la recherche du spot où nous poser dans un premier temps. En empruntant la route qui longe la lagune, petit moment de flottement : la côte est entièrement occupée par des bars et hôtels de plage. L’espace se divise en fait entre les différents bâtiments qui se partagent les plages et en bouche la vue depuis la route. Il y a bien deux entrées aux « bains publics », mais ce ne sont pas les meilleurs endroits, là où l’eau donne ses plus belles couleurs…


Ok. Il va falloir choisir. Tout d’abord, s’éloigner de l’entrée de Bacalar. La vue se dégage en hauteur et nous choisissons visuellement au loin les endroits où l’eau nous parait la plus belle. Ensuite, il n’y a plus qu’à sélectionner un des restaurants/hôtels. Notre choix se porte vers Cocalitos.
L’entrée pour le parking est payante, mais aucune consommation n’est obligatoire, et tu peux ressortir et revenir dans la journée si tu le souhaites.
Nous nous garons sans difficulté, il n’y a pas grand monde en cette matinée pourtant bien entamée.

Le charme tropical de Bacalar


La vue qui s’étale devant moi est paradisiaque. La couleur de l’eau est éclatante et se décline en plusieurs nuances de bleus. On n’appelle pas Bacalar la lagune aux 7 couleurs pour rien…
Un restaurant et terrasse ouverte offre un peu d’ombre, et un petit ponton mène directement au paradis. Et là, que vois-je ? Oui ce sont des balançoires mais aussi et surtout des hamacs, directement dans l’eau. Wahou, difficile de faire plus tentant. Juste avant d’y céder, un panneau nous informe que nous nous trouvons dans une réserve de Stromatolites.

Les stromatolites : qu’est-ce que c’est ?

Tu découvres peut-être comme moi ce nom mystérieux ? Alors laisse-moi te donner quelques infos sur ces formations mi-sédimentaires mi-bactériennes proches des coraux. Bacalar fait justement parti des rares endroits où on peut en observer.

De forme circulaire plus ou moins étendues et développés, ces raretés sont considérées comme une des premières formes de vie sur la planète. Les millions de bactéries qui les composent ont commencé leur lent développement il y a des millions d’années. Les stromatolites représentent donc des structures extrêmement précieuses à protéger. Comme toutes les eaux de la planètes, la lagune souffre de l’activité humaine, et un des aspects essentiel est d’éviter la pollution par nos produits cosmétiques.

Ce point important est rappelé à l’entrée de la plage. La santé des stromatolites est un bon indicateur de celle de la lagune dans son ensemble. Leur fonction est de rejeter de l’oxygène dans l’atmosphère, et d’assainir les eaux. Et comme toutes formes de vie, notamment lorsqu’elle est rare, délicate et précieuse, elle est à protéger des nombreuses menaces qui les fragilisent voire détruisent totalement.
Dès le ponton qui mène à l’eau sublime, j’aperçois ces espèces de grands cercles solides ressemblant vaguement à des roches. Il y en a de toutes les tailles, et un peu plus loin, une véritable « nurserie » isole les stromatolites naissantes et empêchent les baigneurs de s’en approcher.

Se baigner dans la lagune aux sept couleurs

Le décor naturel est une véritable invitation. Le sable est extrêmement doux, l’eau peu profonde (ouiiiiii), chaude et translucide. Et pour ne rien gâcher, qui dit lagune dit eau douce. Aussi bizarre que ça puisse paraitre, ça se ressent vite. La peau n’est pas agressée, la sensation est parfaite. Le tout est d’une volupté totale. On ne sait pas quel sens est le plus comblé entre le toucher et la vue. Se laisser aller à nager mollement ici face à l’horizon et ses strates de couleurs changeantes est magique.
Une avancée de sable formant une petite plage qui devient privée un peu plus loin deviendra notre spot idéal. Devant, deux micro ilots accueillant des arbustes dans l’eau viennent parfaire la vue.

Une des fantastiques couleurs de l’eau de Bacalar

Bien sûr, je vais tester les balançoires. Oui, j’ai pris des tas de photos que je ne verrai jamais, mais l’expérience en soi est vraiment ludique et évidemment irrésistible. Que dire des hamacs ? Ils sont au nombre de 4, tous joliment colorés. On peut y entrer seul ou à deux, et se servir du tissu extensible pour se protéger du soleil. La sensation est parfaitement décalée, le tout un luxe difficilement descriptible. Pour autant, le roulis des faibles vagues suffit à te balancer un peu trop et te donner le mal de mer rapidement. Il serait dommage d’être, hum, malade dans cette belle eau. Penses-y si tu râles devant des photos de gens qui friment dans leur hamacs dans l’eau turquoise. Dis-toi qu’ils se retiennent de vomir.

Eau turquoise et azur du ciel


En parlant d’être malade, j’en viens à un petit point santé qui aura une importance capitale pour le reste du séjour. J’avais pourtant eu un premier avertissement lors de ma séance plage à Isla Mujeres. Ici, je te le rappelle, il faut à tout prix éviter la crème solaire, même biodégradable. Evidemment, j’ai vu des gens passer outre et se tartiner de produits bien chimiques et parfumés avant de se baigner…J’ai tenu pour ma part à respecter cette demande et l’écosystème dont je profite joyeusement.


Le soleil terrible de Bacalar

Problème : je vais en payer le prix fort. L’alerte rouge ne m’apparaitra pourtant pas sur le moment. Je n’ai absolument pas la sensation de brûler. Oui j’ai très chaud, mais cette eau tiède et le soleil qui me parait moins implacable bien qu’au zénith me trompent totalement. Je n’ai pas lu de récit similaire alors laisse-moi te parler de l’envers du décor, ça peut vraiment sauver ton voyage et (littéralement) ta peau.

Profiter de ce coin de paradis à Bacalar

La seule solution sera de se couvrir avec un t-shirt de baignade. Oui, oui, je sais. Mais concrètement, même mes jambes ont entièrement cramé…
Egalement, être très raisonnable coté durée. Fractionner tes temps dans l’eau avant de te mettre à l’ombre par exemple.
Enfin, se baigner très tôt le matin et en toute fin de journée si possible. Autant de moyens de ne pas te mettre en danger, car ce qui m’attendra représente bien plus que quelques coups de soleil.

Il est l’heure de manger, et bien qu’étant trop tard pour les petits déjeuners et leurs tarifs raisonnables, on demande au restaurant de la plage si vraiment, leur omelette végétarienne n’était plus servie…Et me voilà avec une très belle et généreuse assiette face à la lagune. L’omelette est très bien garnie, servie avec une salade, des haricots noirs et des tortillas de maïs. Belle surprise ! Après le repas, on retourne à l’eau pour profiter encore et encore. Tant pis pour les ballades en bateau et kayaks, nous ne voulons plus bouger.

Bon à savoir et pour pousser plus loin la découverte des cénotes, nous étions pas loin de deux beaux exemples.

Le Cénote Azul : Sous la forme d’un petit lac circulaire d’un bleu profond de 90 m qui plongent sous la surface. Détaché des eaux limpides et très peu profondes de la lagune juste à coté, le contraste doit être saisissant.

De même, le cénote Cocalitos, tout proche de la plage du même nom se présente quant à lui comme un vrai trou qui détache un bleu intense directement dans le lumineux turquoise de la lagune. Deux exemples particulièrement attirants si tu veux pouvoir cocher la liste des 7 couleurs de Bacalar.


Retour difficile à Tulum et étendue des dégâts

De notre coté et après ces quelques heures de détente, nous décidons de quitter ce lieu de rêve à 15h à peine. On réalise enfin que notre peau a beaucoup trop souffert. Une boisson électrolyte et un ibuprofène plus tard, nous reprenons la route vers Tulum.

La fraicheur des couleurs sous un soleil de plomb

En chemin, nous cédons aux vendeurs ambulants de fruits du bord de la route. Ursula nous en avait parlé, et je confirme le fait qu’il ne faut pas hésiter. Mon goûter du jour se compose donc d’un jus de mangue fraichement pressé et de morceaux d’ananas parfait, avec ou sans piment.
L’arrivée à Tulum se fait tranquillement, dans un airbnb très agréable qui nous accueillera cette fois deux nuit. Le lieu est une résidence dédiée à la location, avec un gardien très prévenant.


Pendant ces quelques heures de route, je réalise que nous avons totalement brulé au soleil. De façon inquiétante et beaucoup trop étendue. Je n’ai pas la force de visiter la ville, dont le coin ne nous inspire pas forcément. Après quelques courses dans un supermarché local, nous mangerons dans notre petite cuisine.

Coups de soleil et début d’insolation…

Demain, une longue excursion nous attend, et je suis catastrophée par la gravité des coups de soleil. Je suis brûlante, écarlate recto et verso, et je me sens abattue. Enfin, la douleur arrive, puissante. La nuit promet d’être difficile.
Il me reste un peu de produit après-soleil vert vif acheté à Pisté mais j’aimerai surtout trouver de l’aloé vera pur. Au Mexique, la plante pousse abondamment, et nous nous lançons dans une quête décourageante. Jardinerie, petits marchés de rue, et enfin toutes les pharmacies à la ronde y passent sans succès.

J’en parle aussi par message à Claire, notre guide de demain, mais je dois me résoudre à racheter un nouveau produit peu efficace qui ne calmera pas la douleur. Je croise les doigts en fermant les yeux pour que la nuit apaise la situation…Tu verras que je n’ai pas du croiser assez fort.

Française installée à Montréal, minimaliste/multipassions : nature, animaux, bien-être, adrénaline. Espère t'intéresser, te faire voyager, échanger avec toi et changer le monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *